Le grand salon de discussion

Discuter d'actualité, de politique, de philosophie

28 mars 2008

Boycott des JO de Pékin : la grande hypocrisie

Invitée hier de France Info, Marie-Georges Buffet en a profité pour donner sa position sur un éventuel boycott des Jeux Olympiques, et…
Et – une fois n’est pas coutume, j’aurais tendance à être d’accord avec elle : cela fait plus d’un demi-siècle (comme le dirait le ministre préféré des socialistes – Bernard Kouchner, « selon nos connaissances ») que la Chine a envahi le Tibet, poussant ses dirigeants et le Dalaï Lama à l’exil ; cinquante huit ans que les Chinois exercent la répression des Tibétains, ne serait-ce qu’en les privant de leur indépendance ; et cela fait maintenant sept ans que l’on sait que les prochains JO se dérouleront à Pékin… 

Et là, aujourd’hui, soi-disant parce que la répression violente de manifestations tibétaines a récemment refait surface (non pas que cela ne soit pas condamnable) nous devrions boycotter cet évènement sportif mondial que sont les Jeux Olympiques ? Quelle farce !
Les associations ont le droit de dire ce qu’elles veulent, mais les politiques ont, elles, le pouvoir de le faire de manière officielle : je suis d’accord avec Mme Buffet lorsque celle-ci déclare qu’il ne faut pas tout mélanger, que si quelque chose doit être dit, il ne faut pas attendre cinq mois (et cette occasion) pour le dire…
Après, si nos politiques n’ont pas le cran de parler des Droits de l’Homme à nos "amis" Chinois pour des raisons économiques (ah ! L’argent…), à la limite, je peux le comprendre… Mais que l’on ne vienne alors pas impliquer des athlètes (pour ceux qui appellent à un boycott "total" des JO) ou des représentants sportifs de leur nation (pour ceux qui ne souhaitent que celui de la cérémonie d’ouverture) à des affaires qui ne devraient rester que politique ! 

Et (petit post-scriptum au passage), que l’on arrête également de nous bassiner les oreilles avec les images que certaines télévisions chinoises n’ont pas diffusé : je pense qu’en termes d’images choisies, arrangées, et de séquences coupées, la France est très mal placée pour faire la leçon…

Lire également à ce propos l'avis du Chacal, du Chafouin et de Toréador (si j'en ai oublié, n'hésitaient pas à me faire signe).

Posté par Bastogi à 18:39 - Cris du coeur - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mars 2008

La vie existe-elle après l'accouchement ?

Voici le contenu d’un mail que j’ai reçu. La source en est – à ma connaissance, inconnue et c’est bien dommage…
Comme vous le savez peut-être, je suis athée. Athée dans le sens où je ne crois pas en Dieu, en tout cas en aucun que peuvent nous décrire les religions… Mais je n’irais pas – comme certains, jusqu’à nier son existence (comble, selon moi, de la prétention que de pouvoir se prononcer avec certitude sur les questions métaphysiques : en ce sens, je serais plutôt agnostique) et je trouve que ce petit texte est plutôt bien fait. Je vous laisse en juger (attention, si un débat venait à être lancé dans les commentaires, je souhaite d’entrée préciser que je tiens - en bon laïque, à ce que cela se passe dans le plus grand respect de toutes les religions) : 

 

Dialogue amniotique : dans le ventre d’une femme enceinte se trouvent deux embryons.
L’un est croyant, l’autre est non-croyant.

Le petit non-croyant :
Comment quelqu’un peut il croire à la vie après l’accouchement ?

Le petit croyant :
Mais naturellement. Il n’y a aucun doute qu’il y ait une vie après l’accouchement. Notre vie ici n’a de sens que parce que l’on grandit pour nous préparer à la vie après l’accouchement. Nous devons ici prendre de la force pour ce qui nous attend plus tard.

Le petit non-croyant :
Cela n’a aucun sens. Il n’existe pas de vie après l’accouchement. Quelle forme peut avoir une telle vie ?

Le petit croyant :
ça, je ne peux pas le savoir exactement. Mais c’est sur qu’il y a plus de lumière qu’ici. Et peut être pourrons nous manger avec notre bouche, courir avec nos jambes et…

Le petit non croyant :
Arrête un peu avec ces sornettes. Courir ? Ce n’est pas possible. Et une bouche qui mange est une image ridicule. Et pourquoi ? Nous avons notre cordon ombilical qui nous nourrit. Et c’est évident que le cordon ombilical ne peut nous conduire quelque part tellement il est court.

Le petit croyant :
Ce doit être sûrement possible. Ce sera sûrement totalement différent quand nous nous y habituerons.

Le petit non-croyant :
Et personne n’en est jamais revenu. Compris ? Avec l’accouchement finit la vie. C’est aussi simple que cela. Et surtout, la vie n’est rien de plus qu’une grande plaie dans le noir.

Le petit croyant :
Oui, je suis d’accord que nous n’avons aucune représentation de la vie après l’accouchement. Dans tous les cas, nous verrons enfin notre maman. Et elle prendra soin de nous.

Le petit non croyant :
Maman ? Tu crois à une maman ? Et qui est-elle ?

Le petit croyant :
Elle est tout autour de nous. Nous vivons en elle et par elle. Sans elle, nous n’existerions pas.

Le petit non-croyant :
C’est le top de la confusion ! Je n’ai pas vu le moindre bout de maman ici. La conclusion finale est qu’il n’y en n’a pas !

Le petit croyant :
Quelquefois, quand un calme bienfaisant apparaît, nous pouvons percevoir son chant. Nous pouvons aussi sentir comment elle caresse notre monde. C’est pourquoi je suis sur que c’est alors que la vraie vie commence.


Posté par Bastogi à 11:00 - Réflexions philosophiques - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1