Le grand salon de discussion

Discuter d'actualité, de politique, de philosophie

05 janvier 2009

Le bon et le mauvais pêcheur…

Voici l’extrait d’un article tiré du supplément Spécial brochet du magazine Le pêcheur de France, numéro d’octobre-novembre 2008 :

« J’ai un pote un peu rustre qui habite au fin fond des quatre, pardon six, coins de l’hexagone. Vous ne le ferez jamais sortir de son département. Il ne connaît pas le sandre puisqu’il n’y en a jamais eu chez lui. Par contre, des brochets, il y en a partout et il les pêche assidûment. Et, depuis près de trente ans que je le connais, je ne l’ai jamais vu pêcher à une autre technique qu’au poisson mort manié. Au moins, son geste est pur, il n’a jamais été pollué par le passage du sandre au brochet. Retrouver Marcel est toujours un plaisir et cela remet beaucoup d’idées reçues en ligne. Oublions le sandre, il n’y en a pas chez nous ! 

Découverte
Marcel pêchait le brochet au vif, quand il a découvert le poisson mort manié en regardant un « Parisien » en vacances, chercher des sandres là où il n’y en avait pas. La technique lui a plu parce qu’il s’agissait d’un poisson mort. Il n’a jamais pêché aux leurres, ce n’est pas son truc ! Le Parisien lui a donné une monture Drachkovitch avec des pompons rouges. Il l’a toujours, avec son emballage d’origine, mais elle a servi de modèle le soir même : moule à plomb dans du plâtre, corps en fil de fer et empiles en acier tressé faute de corde à piano ! Dès le lendemain, c’est-à-dire trois brochets plus tard, Marcel avait rangé le matériel à vif au placard. En plus, cette découverte a aussi changé la mentalité du bonhomme. De « viandard » quand il pêchait au vif, il est devenu un pêcheur responsable, fier de remettre régulièrement des brochets à l’eau. Bravo ! »

Selon l’auteur de cet article, le pêcheur responsable est forcément celui qui remet régulièrement des poissons à l’eau, c’est-à-dire celui qui pêche pour le plaisir de pêcher, par loisir, voire comme un sport, un concours de celui qui attrapera le plus gros. Sans penser au mal que l’on fait au poisson lorsqu’on l’accroche et le remonte, sans penser à tous ces petits poissons que l’on tue dans l’unique but d’en attraper des plus gros…
Loin de moi l’idée de me faire le grand défenseur des poissons. Mais faut-il que le pêcheur irresponsable soit automatiquement le « viandard », c’est-à-dire – je présume, celui qui mange tout ce qu’il pêche sans rien rejeter à l’eau ?
Pour ma part, j’estime que le pêcheur responsable est celui qui ne remonte pas plus de poissons que ce qu’il peut en manger. Il existe suffisamment de quotas et de taxes qui responsabilisent le pêcheur et permettent de maintenir l’équilibre dans notre milieu halieutique.
Par pitié, que les sportifs de la pêche ne se mettent pas à faire la morale aux pêcheurs du dimanche alors que l’on voit des tonnes de conserves de poissons déborder des rayons de nos supermarchés et qui vont, pour une part, partir à la poubelle faute de n’avoir été consommé avant la date limite de péremption !

PS : Puisque le Salon ouvre ses portes pour la première fois à ce genre de sujet, permettez-moi de rajouter un coup de gueule envers ceux qui s’imaginent que les chasseurs ne sont que des abrutis bons à rien d’autre que de tuer d’innocentes bêtes – voire quelques hommes de temps à autres : dans certains départements du sud-est de la France, il est demandé aux propriétaires de grands terrain de mieux utiliser le plan de chasse et de mettre en place des dispositifs de suivi avec les chasseurs, afin de contenir l’explosion de grands herbivores, leurs effectif se révélant « préoccupants ».
Oui, les chasseurs ont encore leur place dans notre société !

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19 mai 2008

L’impersonnalisation de la société

Il est rare que j’aborde sur ce blog des sujets qui me touchent personnellement. Mais là, la situation actuelle fait que je souhaite partager avec vous mes impressions du moment…
Je trouve que notre société devient de plus en plus impersonnelle.
Certes, ce phénomène ne date pas d’hier (on entend suffisamment les « anciens » regretter que nous connaissions mieux – par le biais d’Internet, le nom des personnes qui se trouvent à l’autre bout du monde plutôt que celles qui se trouvent juste à côté de nous), mais j’ai l’impression qu’il s’est fortement accentué depuis ces derniers mois.

Premier exemple de cette « impersonnalisation » de notre société : les grandes surfaces. Ces grandes surfaces qui – il n’y a encore que quelques années, étaient là pour permettre même aux plus modestes bourses de bénéficier des produits divers et variés du monde entier ; ces grandes surfaces qui peuvent aujourd’hui faire la pluie et le beau temps en jouant à leur guise sur les prix.
Non pas que celles-ci soient seules responsables de la crise du pouvoir d’achat que sont en train de traverser les Français, comme voudraient nous le faire croire notre gouvernement – avant de proposer de combattre cette dernière en favorisant le développement de ces dites grandes surfaces (allez comprendre !) ; mais force est de constater qu’elles ont tout de même un rôle dans tout ça : personnellement, c’est aux marchés (que l’on retrouve hebdomadairement dans presque chaque village) que je trouve les meilleurs prix, c’est donc ceux-ci que j’aurais cherché à développer.
Bref, les grandes surfaces, derrières leurs bonnes intentions (en tout cas affichées), en sont arrivées à nous proposer par endroits des choses aussi insensées que des journaux ou des développements photos – sans parler des télévisions, de l’outillage et autre accessoires automobiles, et souhaitent même nous proposer aujourd’hui des médicaments (à petits prix, bien évidemment) ! Résultat : nous voici accourir dans ces magasins on ne peut plus impersonnels où nous allons rager et pester sur le monde présent dans les rayons et/ou en caisse, et où nous n’allons saluer – presque par obligation, que la caissière qui nous répondra avec le même sourire que celui de Mercredi…

Autre exemple : ces grandes sociétés nationales ou multinationales, lorsque ce ne sont plus carrément que des grands « groupes » qui n’hésitent pas à fermer des points de vente et/ou à monter le prix des produits (souvent de première nécessité) lorsque leur bilan se retrouve légèrement en dessous de ce qu’ils espéraient s’ils n’avaient pas perdu une (infime) partie de leur bénéfice dans les subprimes, tout en ignorant totalement les conséquences de leurs caprices faits et gestes… A l’inverse - et pas forcément plus glorieux, ne voyons-nous pas de plus en plus les employés de ces sociétés à la limite de ne même pas connaître l’activité de l’entreprise qui leur permet de manger tous les jours ? Des personnes qui semblent ne pas beaucoup se soucier de la santé de leur entreprise lorsque ce n’est pas directement de la satisfaction du client, toujours prêtes à râler sur leur situation, leur condition de travail ou leur salaire ? De quoi se demander parfois si ces personnes seraient capables de subvenir à leurs besoins en faisant tourner leur propre société s’il n’y avait pas un patron (qui n’ose - ou ne peux, pas les licencier) pour leur verser leur SMIC mensuel…
Je sais bien qu’il ne faut pas faire d’un cas une généralité, mais – d’un côté comme de l’autre, j’ai l’impression que ces attitudes semblent de plus en plus se généraliser justement…

Toute cette impersonnalisation, ajoutée à la montée d’individualisme récente qui a abouti à l’élection de Nicolas Sarkozy l’année dernière (non pas que je dise que celle-ci soit néfaste en soi), nous conduit à une société basée sur le profit immédiat, le temps libre et les loisirs ; conséquences directes et fâcheuses du Capitalisme poussé à son apogée.
Les lecteurs réguliers du Salon savent bien que je ne pourrais jamais soutenir un système économique tel que le Communisme (en grande partie à cause de la nature de l’Homme), mais cela ne signifie pas que je sois un défenseur inconditionnel du Capitalisme… Aussi, je pose la question – sauf que cette fois je ne la pose plus à nos politiques, mais à nos intellectuels, penseurs et économistes :

Quand – plutôt que de vous en remettre constamment à la fatalité, allez-vous vous pencher sur une solution alternative (autre que le Communisme que vous ramenez toujours tel une bête noire dès que le sujet est abordé) à notre système actuel ?

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28 mars 2008

Boycott des JO de Pékin : la grande hypocrisie

Invitée hier de France Info, Marie-Georges Buffet en a profité pour donner sa position sur un éventuel boycott des Jeux Olympiques, et…
Et – une fois n’est pas coutume, j’aurais tendance à être d’accord avec elle : cela fait plus d’un demi-siècle (comme le dirait le ministre préféré des socialistes – Bernard Kouchner, « selon nos connaissances ») que la Chine a envahi le Tibet, poussant ses dirigeants et le Dalaï Lama à l’exil ; cinquante huit ans que les Chinois exercent la répression des Tibétains, ne serait-ce qu’en les privant de leur indépendance ; et cela fait maintenant sept ans que l’on sait que les prochains JO se dérouleront à Pékin… 

Et là, aujourd’hui, soi-disant parce que la répression violente de manifestations tibétaines a récemment refait surface (non pas que cela ne soit pas condamnable) nous devrions boycotter cet évènement sportif mondial que sont les Jeux Olympiques ? Quelle farce !
Les associations ont le droit de dire ce qu’elles veulent, mais les politiques ont, elles, le pouvoir de le faire de manière officielle : je suis d’accord avec Mme Buffet lorsque celle-ci déclare qu’il ne faut pas tout mélanger, que si quelque chose doit être dit, il ne faut pas attendre cinq mois (et cette occasion) pour le dire…
Après, si nos politiques n’ont pas le cran de parler des Droits de l’Homme à nos "amis" Chinois pour des raisons économiques (ah ! L’argent…), à la limite, je peux le comprendre… Mais que l’on ne vienne alors pas impliquer des athlètes (pour ceux qui appellent à un boycott "total" des JO) ou des représentants sportifs de leur nation (pour ceux qui ne souhaitent que celui de la cérémonie d’ouverture) à des affaires qui ne devraient rester que politique ! 

Et (petit post-scriptum au passage), que l’on arrête également de nous bassiner les oreilles avec les images que certaines télévisions chinoises n’ont pas diffusé : je pense qu’en termes d’images choisies, arrangées, et de séquences coupées, la France est très mal placée pour faire la leçon…

Lire également à ce propos l'avis du Chacal, du Chafouin et de Toréador (si j'en ai oublié, n'hésitaient pas à me faire signe).

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01 juin 2007

La nouvelle mode : vivre aux portes de l’enfer

           Je tiens aujourd’hui à faire un petit aparté dans ce blog ouvert au dialogue, pour vous parler d’un fléau qui a envahi la France depuis quelques mois et qui se propage de manière fulgurante et effrayante sur le net. Ce phénomène porte un nom : ana, diminutif employé par les anorexiques.
          Aux yeux de plusieurs milliers d’adolescentes, l’anorexie est devenue plus qu’une maladie, c’est un mode de vie auquel on adhère, même au péril de sa propre vie. Les pro-ana, comme elles se définissent, sont généralement des adolescentes âgées de 12 à 18 ans qui s’échangent des informations pratiques (comment vomir, comment perdre beaucoup de poids…) par le biais de blogs qui connaissent de plus en plus la censure. Pour passer outre cette mesure, les jeunes filles s’échangent leurs mails et dialoguent sur MSN, ou mettent des mots de passe pour accéder aux blogs. Enfin, pour se reconnaître dans la rue, les anorexiques ont pour emblème de reconnaissance un bracelet rouge, que l’on a pu voir porter par certaines stars anorexiques tel que Nicole Richie.
        Bref, ces jeunes adolescentes font l’apologie de la minceur extrême, leur slogan :
Be Perfect Be Pro-ana. Pour elles, avoir les os visibles est très sexy, et leur vie est guidée par leurs dix commandements :
1. Si tu n'es pas mince, tu n'es pas attirante.
2. Être mince est plus important qu'être en bonne santé.
3. Tu dois t'acheter des vêtements étroits, couper tes cheveux, prendre des pilules  diurétiques, jeûner,... Faire n'importe quoi qui puisse te rendre plus mince. 
4. Tu ne mangeras point sans te sentir coupable. 
5. Tu ne mangeras point de nourriture calorique sans te punir après coup.
6. Tu compteras les calories et restreindras tes apports. 
7. Ce que dit la balance est le plus important. 
8. Perdre du poids est bien / en gagner est mauvais. 
9. Tu ne peux jamais être trop mince. 
10. Être mince et ne pas manger sont les signes d'une volonté véritable et de succès.

  Pour ma part, je pense que la beauté n’est pas physique, mais belle est bien mentale et intellectuelle. Une femme belle c’est avant tout quelqu’un qui est bien dans sa peau, qui possède de l’humour, qui sait dialoguer mais aussi écouter, qui respire la joie de vivre et qui sait la communiquer à son entourage. Il est donné à tout le monde de se cacher derrière du mascara, du fard à paupière et du rouge à lèvre, mais il est plus difficile de masquer sa vraie nature, sa grandeur d’âme.
 De plus, il ne faut pas confondre minceur et maigreur, car lorsque l’on rentre dans l’anorexie, nous ne faisons plus parti de la catégorie des jeunes filles minces, mais bel et bien maigres c'est-à-dire la peau sur les os. Les filles anorexiques gardent leur corps enfantin, elles n’ont pas de ventre, pas de cuisses mais surtout elles n’ont pas de fesse, pas de poitrine. Qui a-t-il de plus attirant que de voir passer une jeune femme avec une belle poitrine dans un tee-shirt à décolleté plongeant ? Les femmes avec de belles fesses rondes telle Jennifer Lopez, ne sont-elles pas les références de femme sexy pour les hommes ? Car il ne faut pas oublier que ce qu’on perd en premier c’est la poitrine et les fesses, bref tout ce qui différencie un homme d’une femme.
 Enfin, comment peut-on vivre dans la culpabilité, la restriction, la punition. Manger est un plaisir et un acte de vie, et non une corvée, faire attention à ce que l’on mange est une chose, mais se priver en est une autre, on se force à ne pas donner à notre corps ce qu’il réclame. Beaucoup d’anorexique parle de forte crampe d’estomac, dû à un manque de nourriture, comment prétendre être bien dans sa peau alors que l’on souffre au quotidien, comment peut-on faire abstraction de se que notre corps nous hurle ? Comment prétendre prendre confiance en soi dans l’anorexie, alors que chaque jour dans la rue on est dévisagé, épié comme des bêtes curieuses, critiqué à voix basse ? On ne peut pas prétendre être heureuse lorsque l’on est rejeté par le monde, mais surtout par notre propre corps. 

 Il faut savoir que l’apport journalier moyen d’une jeune adolescente doit être de l’ordre de 2000 Calorie/Jour, pour les pro-ana on tombe à 400 Calories/Jour. Leur repas en général se limite à du thé, des fruits, boire beaucoup d’eau accompagné de laxatif et suivi par de longues heures d’activités sportives (le sucre et les graisses sont bien entendu bannis). Autant vous dire que les carences sont énormes et entraînent pertes de cheveux, déchaussement des dents, mauvaise circulation sanguine, fatigue, disparition des règles mensuelles et évidemment pour de trop grand nombre de cas l’arrêt cardiaque et la mort. 

 Je finirai ce post en rappelant que l’anorexie n’est pas un jeu, mais une maladie mentale qui se soigne avec l’aide de professionnels. Contrairement aux préjugés, cette maladie n’est pas typiquement féminine, sur10 anorexiques, un est un garçon. Les anorexiques n’ont généralement aucun problème scolaire mais ont une baisse d’appétit, font énormément de sport, et maigrissent à vu d’œil. Ne laissez pas vos enfants, vos frères et sœurs, vos cousins, vos amis s’enfoncer dans cet enfer. Parlez leur, écoutez-les, guidez-les ou faites appel à des professionnels car c’est leur santé qui est en jeu, et leur avenir (en espérant qu’il soit le plus long possible). Enfin, pour ceux qui connaissent déjà l’enfer je pense sincèrement que c’est de courage, de rage de vivre et de volonté qu’ils doivent faire preuve pour sortir de ces rouages. Et surtout n’oubliez pas, la vie est trop courte pour la gâcher, ma philosophie à moi : carpe diem ou tout simplement profite de chaque instant.

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07 décembre 2006

L'affaire Gettliffe

Ce nom vous parle, vous dis quelque chose, c’est bien normal car depuis quelques jours cette affaire fait fureur à la télé comme à la radio : elle émeut, elle scandalise, elle surprend… Bref elle fait réagir. Cette histoire, c’est le combat d’une femme - Nathalie Gettliffe, prête à tout pour sauver ses enfants des griffes de leur père quitte à se mettre hors la loi.
Nathalie Gettliffe, Franco-canadienne de 35 ans et divorcée en 2000 d’un canadien (Scott Grant), demande le droit de garde de ses deux enfants Maximilien et Joséphine. Il est bon de préciser que le couple s’est dégradé à la suite de l’admission du mari au sein de l'Eglise internationale du Christ, légale au Canada mais considérée comme un mouvement sectaire par un rapport parlementaire français.
La jeune française décide donc en 2001 de « kidnapper » ses propres enfants et de les amener en France où ils vont pouvoir poursuivre leur vie. Dès lors Nathalie reconstruit une famille stable avec Francis Gruzelle, avec qui elle a deux enfants supplémentaires (dont le dernier durant sa détention). Mais tout bascule le 11 avril 2006, lorsque la jeune femme, universitaire spécialiste de linguistique, retourne au Canada, où elle devait soutenir sa thèse à l'université de Colombie britannique. Elle est arrêtée immédiatement et mise en prison à Vancouver.
En juillet, ses deux enfants, Maximilien et Joséphine, sont remis à leur père par la police française. Ils vivent désormais avec lui au Canada, en attendant que la justice statue une nouvelle fois sur les droits de garde.
En ce qui concerne le rapt de ses propres enfants, la Française Nathalie Gettliffe a été condamnée lundi par une juge de Colombie-Britannique à 16 mois de prison et à trois ans de mise à l'épreuve. Aujourd’hui, il lui reste à purger une peine de six mois pour l'enlèvement des deux enfants de son mariage avec Scott Grant.
Je tiens surtout à pointer du doigt le gouvernement français dans cette affaire, celui-là même qui se veut être le leader en ce qui concerne le droit et la protection des enfants. Il n’a pas eu l’once d’un doute à remettre deux enfants entre les mains d’un père appartenant à une secte. Je ne doute pas de l’amour que peut avoir ce père envers ses enfants, mais appartenir à une secte n’est pas anodin, cela entraîne généralement un isolement et peut aller jusqu’au suicide collectif comme nous avons connu en France il y a quelques années en arrière. Ce n’est pas un environnement sain pour des enfants. Pour ma part, j’aurais agit de la même manière que Nathalie pour le bien de mes enfants.
Je laisse libre cours à vos réactions, comment auriez-vous réagit, seriez-vous plutôt du côté du père ou de la mère ?

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31 octobre 2006

En plein coeur de la violence

        Samedi dernier, peu après 21h, un bus marseillais a été pris dans un guet-apens organisé par 3 jeunes. Ceux-ci ont forcé les portes du bus, avant d’en asperger d’essence l’intérieur et d’y mettre le feu sans que les passagers aient eu le temps de descendre. Résultats : trois personnes légèrement blessées, mais surtout une jeune étudiante sénégalaise de 26 ans, Mama Galledou, brûlée à 70%, et toujours entre la vie et la mort au jour d’aujourd’hui.
Cet acte odieux me fait réagir pour différentes raisons que je vais étayer ci-dessous :

1. Cette histoire est très certainement parvenu à vos oreilles, et vous savez sûrement que les auteurs de ces actes criminelles sont des mineurs de 14 ans environ. Vous avez dû entendre également des débats à la radio, où nombre de commentateurs ou d’intervenants disaient « il ne faut pas oublier d’où viennent ces jeunes, de milieux défavorisés … ». Je pense que de tels actes ne sont pas excusables, il ne s’agit plus d’insulte verbale mais bien d’agression gratuite et préméditée, et sur ce plan je rejoins Nicolas Sarkozy lorsqu’il déclare "il faut en finir avec cette culture de l'excuse permanente (...) le chômage, les discriminations, le racisme, l'injustice, ne sauraient excuser de tels actes".
        Je tiens également à souligner que ces jeunes, qui crient haut et fort qu’ils sont exclus de la société, contribuent à l’exclusion des quartiers défavorisés, car la réaction, fort justifiée, de la RATP est de ne plus desservir certains quartiers à risques.
        Je rajouterais juste un mot sur le milieu de vie dans les HLM : comment pouvez-vous m’expliquer que certaines personnes ayant été élevé dans les mêmes conditions difficiles s’en sortent et deviennent des gens responsables (et j’ai beaucoup d’exemple dans mon entourage), pendant que d’autres passent leur temps à casser, à dégrader le lieu où ils vivent, ou encore à brûler les voitures de leur voisin qui sont dans la même misère qu’eux.

2. La justice française est tellement bien faite, que les mineurs impliqués dans cette affaire sont protégés par une ordonnance datant de 1945, qui grosso modo les rends quasiment intouchables. Je suis scandalisé de voir qu’en France un mineur n’est pas responsable de ses actes. Ces criminels ont préparé un plan, puis l’ont exécuté et vous voulez me faire croire qu’ils n’étaient pas conscients de se qu’ils faisaient ? Il ne faut pas oublier que dans cette affaire une femme va peut-être y laisser la vie, et que quoiqu’il arrive elle en aura des séquelles irrémédiables. Cette victime aurait pu être vous. Pour ma part, je pense que ces délinquants méritent une lourde peine de prison, sans relaxe dontnous savons la justice française spécialiste. Je pense qu’il faut très fortement revoir le système juridique français pour pouvoir espérer un jour retrouver la sérénité et la sécurité dans nos rues.

3. Je suis choquée de voir que de telles horreurs font le bonheur de l’opposition (PS). Ca me débecte de voir que les gens, au lieu de proposer de véritables solutions pour résoudre le problème non négligeable de l’insécurité, profitent qu’une femme soit entre la vie et la mort pour tirer la couverture vers soi dans le seul et unique but de viser la place présidentielle. Quand je pense qu’il y a un an Nicolas Sarkozy avait été pris pour cible pour avoir prononcer le mot « Racaille », je crois que les propos tenus par Laurent Fabius sont tout autant choquant notamment lorsqu’il emploi le mot « Salopard ».
Je tiens simplement à signaler que les problèmes de sécurité en France ne datent pas d’hier, mais bien de 30 ans (notamment avec les zones de non droit) et que, en ce sens la Gauche comme la Droite ont contribué au bourbier dans lequel nous sommes à l’heure actuelle. Je suis consciente que le problème ne se résoudra pas du jour au lendemain, mais il se résoudra sûrement plus vite en réunissant nos idées de gauche comme de droite.

Je voulais vous dire que ce poste est un véritable cri du cœur, un ras-le bol général de voir la violence monter en puissance, de voir les politiques crier qu’ils ont la solution mais que finalement les choses s’empirent. J’espère de tout cœur, pour nos futures enfants, un avenir meilleur.

Posté par Beha à 10:42 - Cris du coeur - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2006

La liberté d’expression

Les Juifs sont des êtres inférieurs, je ne peux pas me blairer les Noirs, et encore moins les Arabes ! Tous ces rebuts débarquent en France et font s’écrouler l’économie de notre beau pays… Ne venez pas me dire d’aller voter Le Pen, aucun homme politique qui souhaite se faire élire démocratiquement ne pourra jamais sortir le pays de cette situation : aux armes, mes compatriotes ! En avant vers la Révolution !

Si j’avais commencé mon post par de tels propos (comment ça, c’est ce que je viens de faire ? ;-)), j’aurais sans aucun doute été censuré (en tout cas, le temps que le site d’hébergement en soit informé) ; et pourtant, si c’était ce que je pensais, ce serait une belle entrave au principe de la liberté d’expression… Malgré tout, cela ne serait pas possible - en France, tout simplement parce qu’il y a des limites à cette liberté d’expression.
Pourtant, un philosophe du nom de Robert Redeker a récemment publié un texte sur l’influence de l’Islam sur la civilisation occidentale, sans pour autant en être inquiété, alors que ce texte est une véritable incitation à combattre l’islamisation de la France (tiens, ça me rappelle quelque chose), puisqu’il n’hésite pas à affirmer que l’islam tente
« d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman […] d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme » et qu’il « essaie d’imposer à l’Europe ses règles » ; est intolérant vis-à-vis de la religion musulmane (« chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran » - oui, quoique ça dépend de l’interprétation que l’on peut en faire, mais et alors ? Mahomet est représenté différemment de Jésus, est-ce une raison pour porter un jugement sur cette religion ? Sur leur civilisation ?) et – pire, irrespectueux (« Jésus est maître d’amour, Mahomet est un maître de haine » - sans commentaire…). L’auteur tente également, à travers des exemples plus que douteux, de faire croire que notre système, basé sur des valeurs telles que la tolérance, est en train de se soumettre aux diktats de l’islam.
Enfin, il compare les pratiques qui se déroulent à La Mecque (on n’est plus en Europe, ce qui montre bien, je pense, jusqu’où est capable d’aller l’auteur pour piquer les islamistes) aux religions judaïque et chrétienne afin d’en montrer la différence et, bien évidemment, nous montrer à quel point elles en sont inférieures («
proche de la barbarie »).

Si je dois reconnaître que les réactions de la société musulmane face à ces attaques gratuites ont été démesurées (puisque son auteur a reçu des menaces de mort), je dois dire que le comportement de M. Redeker n’est pas pour autant plus glorieux : celui qui est déjà renommé comme étant un grand polémiste a, délibérément, écrit cette chronique - connaissant les réactions qu’elle allait provoquer (il n’y a qu’à regarder celles qu’ont provoqué les caricatures de Mahomet, il y a quelques mois), afin de se faire de la publicité. Je pense que jouer avec les croyances d’un peuple dans le seul but de provoquer, surtout lorsqu’on voit la colère et le nombre de morts que cela peut engendrer est pour moi totalement irresponsable. De plus, l’attitude du Figaro (également attiré par l’argent) de publier ce genre de propos est vraiment honteuse, d’autant plus qu’il se cache maintenant derrière la liberté d’expression. Pourtant, je pense que les journalistes du Figaro seraient les premiers à crier au scandale si des propos tels que j’ai pu écrire dans le premier paragraphe étaient publiés…
Ces gens-là veulent de la liberté d’expression ? Voilà mon opinion : Robert Redeker aurait mieux fait de se taire et d’aller voter pour Philippe de Villiers sans rien dire à personne, car c’est exactement le genre de propos qu’il a tenus qui mène vers un conflit de civilisation. La France a été assez intelligente pour supprimer les propos racistes et injurieux de la liberté d’expression (ce qui n’est pas le cas dans toutes les démocraties), il serait peut-être aussi temps qu’elle interdise les propos intolérants, irrespectueux et irresponsables…

Je pourrais écrire des pages et des pages à ce sujet, mais je préfère laisser la place à vos réactions, qui seront évidemment les bienvenues.

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18 septembre 2006

Quand la science devient business

La science nous fait part tous les jours de ses progrès. Aujourd’hui, la nouvelle tendance est de congeler le sang contenu dans le cordon ombilical des nouveau-nés. En effet, celui-ci est riche en cellules souches qui ont l’avantage d’être presque universellement compatible, et dont la greffe est reconnue comme une bonne alternative au don de moelle pour traiter des leucémies chez les enfants. De plus, ces cellules souches offrent des perspectives prometteuses pour régénérer des tissus, elles sont semblent-il capables de se transformer en cellules de peau, de cartilage ou de muscles. Mais les scientifiques sont encore loin de tout maîtriser : après injection de ce genre de cellule dans le cerveau de souris, les chercheurs ont eu la désagréable surprise de voir de l’os se constituer au lieu du tissu nerveux espéré. Bref vous l’aurez compris, nous sommes encore loin du miracle espéré et pourtant cela suffit pour qu’un marché lucratif fleurisse. Ainsi, aux Etats-Unis et en Angleterre des banques privées proposent aux particuliers de congeler le sang contenu dans le cordon ombilical de leur enfant contre un dépôt initial de 1000 euros, plus des versements annuels d’une centaine d’euros afin de maintenir le sang au froid. Le business c’est le business, le plus choquant reste à venir.
En effet, dû fait de la compatibilité universelle de ces cellules miracles, certains sportifs (Thierry Henry et quatre autres joueurs du Championnat d’Angleterre de Football ont déjà fait prélever et congeler des cellules souches de leurs bébés) voient en cette avancée scientifique un « kit de réparation » pour leur future blessure. Ils congèlent le sang du cordon ombilical de leur enfant, non pas dans l’éventualité où leur enfant puisse en avoir l’utilité un jour, mais uniquement à des fins personnelles, et n’hésite pas à s’en vanter. Ainsi, un footballeur se justifie « si vous êtes sujet aux blessures, cela peut signifier la fin de votre carrière. Avoir des cellules souches, un kit de réparation si vous voulez, sous la main, c’est sensé ». Tout cet amour paternel nous donnerait presque les larmes aux yeux.
Après cette révélation choquante, on a du mal à croire Thierry Henry qui prétend avoir stocké ces cellules pour son propre enfant. Cette déclaration me rappelle étrangement celle de Richard Virenque qui affirmait avoir été dopé à son insu. Décidément les sportifs m’étonneront toujours, ils seraient prêt à vendre père et mère (et en l’occurrence ici leur propre enfant) afin de pérenniser leur carrière.

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19 juillet 2006

Parti politique pédophile… Légal !

Aux Pays-Bas, trois personnes pour le moins douteuses viennent de créer un parti « Amour du prochain, liberté et diversité », soit, sous ces jolis mots, rien d’autre qu’un parti pédophile !

Oui, vous avez bien lu, un parti PEDOPHILE…

Le plus ennuyeux dans tout cela, c’est que la justice néerlandaise vient de communiquer qu’elle n’avait nullement l’intention d’interdire ce parti.

En effet, le parti milite (notamment) pour l'abaissement de l'âge de la majorité sexuelle de 16 à 12 ans, mais n’a commis aucun délit à proprement parler ; la justice a donc refusé de lancer des poursuites contre ses membres pour menace à l'ordre public en mai dernier (lors de la formation du parti), et a récemment rejeté la demande d’interdiction d’existence du parti, annonçant que « La liberté d'expression, la liberté (...) d'association, dont celle de créer un parti politique, peuvent être considérées comme le fondement d'une société démocratique […] Ces libertés donnent aux citoyens l'occasion, par exemple, d'utiliser un parti politique pour demander un changement de la Constitution, de la loi ou de politique. », estimant de toute manière que le PNVD ne conserve quasiment aucune chance d'être représenté au Parlement à l'issue des législatives de novembre (les sondages le créditent de moins de 1.000 voix, alors qu'il lui en faudrait au moins 60.000 pour obtenir un siège) ;  de plus, il devra soumettre une liste de candidats et les signatures d'au moins 30 sympathisants pour participer au scrutin du 22 novembre dans au moins l'une des 19 circonscriptions électorales du pays. Or, selon la Fondation Soelass, qui étudie la pédophilie, le PNVD ne parviendra sans doute pas à trouver des candidats, qui voudront préserver leur anonymat : « Ils ne voudront jamais lier leur nom au parti, et sans les signatures, ils ne peuvent se présenter aux élections. ».
Vachement rassurant…

Toute cette histoire prendrait presque des allures comiques si elle concernait pas un sujet aussi sérieux que la pédophilie, et pourrait passer pour une simple provocation - de mauvais goût, mais sans réelles intentions mal placées, si le trésorier du parti n’avait pas été reconnu coupable d'agression sur un garçon de 11 ans, écopant d'une amende et d'une peine de prison avec sursis en 1987…

Enfin… Nous pouvons tout de même nous consoler en apprenant qu’il reste la justice des citoyens (sans arrière-pensées) : le trésorier et le secrétaire du parti ont été respectivement chassé de son lieu de résidence et expulsé de l’université où il étudiait ; mais c’est une bien piètre consolation…

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17 juillet 2006

Esclavage moderne

Non pas que la date des évènements change quoi que ce soit au côté révoltant de l’esclavage, mais force est de constater que lorsque on a grandi dans une société qui se veut un minimum humaine, et qui pointe du doigt tous les comportements amoraux passés, on tombe de haut lorsqu’on apprend certaines choses.
En l’occurrence, j’ai beau ne plus croire depuis des années à la bonté de la nature humaine, je suis tombé de très haut lorsque j’ai appris cette nouvelle répertoriée comme un fait divers, et dont j’ai eu un mal fou à trouver des informations complémentaires sur le net, alors que j’estime que ce qu’il s’est passé n’est pas sans importance… 

En 1996, un couple d’origine ivoirienne, Adeline Kouassi et Zacharie Ediaho, était allé chercher deux jeunes (moins de quinze ans) filles en Côte d'Ivoire, promettant à  leurs familles de s'en occuper et de les scolariser en France. Arrivés chez eux après leur avoir fait passé clandestinement la frontière avec de faux papiers, le couple ne les a non seulement pas scolarisés, mais les a en plus obligés à faire le ménage et à s’occuper de leurs enfants, tous les jours, de 6h à 23h ; sans rémunération (évidemment), et les maltraitant régulièrement…
Au bout de trois ans et demi, une des petites filles a réussi à prendre la fuite et à prévenir la police, mettant fin au calvaire - peut-être même d’une troisième mineure que la police a retrouvé chez le couple.
« Zacharie me donnait des coups de pieds, de poings, de coudes partout sur le corps et elle, elle me giflait pour n'importe quel prétexte », « [Il] me marchait sur les pieds en me demandant si ça faisait mal et si je répondais oui, il me disait que c'était pas pour me faire du bien. Je n'avais que les restes de leurs repas. [...] J'ai perdu quinze kilos » témoigneront ainsi les deux jeunes filles. Ce  à quoi M. Ediaho répondra qu’il lui est arrivé de gifler quelques fois l’une d’elle « parce qu'elle faisait encore le ménage à  22H00 » (!).
De quoi se demander sincèrement : Mais où va le Monde ? 

Le plus révoltant dans toute cette affaire, c’est la sentence qui a été prononcée : 18 mois de prison dont 3 mois fermes pour avoir maltraité et employé à  domicile sans les payer deux mineures ivoiriennes pendant plusieurs années ; 10.000 euros de dommages et intérêts à  chaque victime, ainsi qu'un euro au Comité contre l'esclavage moderne (CCEM), partie civile dans le procès.
Je pense que l’ampleur de la condamnation se passe de commentaires, ou alors c’est moi qui ne comprends plus rien…
Désolé, je suis en colère aujourd’hui, mais lorsque j’entends des énormités pareilles aux infos, j’estime qu’il y a de quoi.

Posté par Bastogi à 07:28 - Cris du coeur - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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