22 janvier 2007
Peut-on se passer de Heineken… Cup ?
Ça faisait un petit moment que l’on entendait par-ci par-là que les clubs français menaçaient de ne pas participer à la Coupe d’Europe de rugby la saison prochaine… Un pas de plus a été franchi mardi dernier : après une réunion en urgence, Serge Blanco – président de la ligue nationale de rugby (la LNR), a annoncé que tous les clubs français étaient en accord pour boycotter la H-Cup l’année prochaine.
Derrière cette crise se cache un enjeu extrêmement complexe.
Tout d’abord, il faut savoir que les clubs français ont réagi en soutien aux clubs anglais (qui ne pourront pas être absents de la Coupe d’Europe l’année prochaine, puisqu’ils sont liés avec leur fédération jusqu’au mois de juin 2009), puisqu’il semblerait que la fédération de ces derniers (la RFU) ait l’intention de créer un Championnat franchisé afin de pouvoir gérer les joueurs internationaux comme bon lui semble (à l’instar des nations de l’hémisphère sud), ceci, bien entendu, aux dépens des clubs et de leurs président…
Les accords de Paris signés en 1999 sur l’organisation des Coupes d’Europe arrivant à échéance à la fin de cette saison, les négociations reprennent : les clubs anglais et français exigent d'être davantage impliqués dans l'organisation et la gestion des compétitions européennes, notamment – pour les clubs français, afin d’éviter d’avoir un calendrier surchargé comme celui de l’année prochaine avec la Coupe du Monde…
Enfin (business business…), je pense qu’il est important de dire que le contrat de diffusion du Top 14 avec Canal + arrive à expiration : cette chaîne ayant pour le moment l’exclusivité sur ce championnat (France 2 n’ayant des droits que sur la H-Cup, TF1 sur la prochaine Coupe du Monde), il serait dommage pour les clubs de perdre la valeur de ce contrat… En boycottant la Coupe d’Europe l’année prochaine, l’accent serait ainsi remis sur le Top 14 qui suivra la Coupe du Monde, et les négociations quant au prix du droit de diffusion avec exclusivité (voire une mise en concurrence entre Canal + et France 2, qui s’intéresse de plus en plus au rugby) seraient ainsi en bonne voie – ce qui explique d’ailleurs que les clubs ont été unanimes sur cette décision, alors que certains auraient tout intérêt à participer à cette compétition.
Tout ça n’est en réalité pas bien nouveau, n’a-t-on jamais entendu les présidents des clubs se plaindre de l’indisponibilité (due à la fatigue et/ou aux blessures) de leurs joueurs internationaux, ne serait-ce que ces deux dernières saisons alors qu’il n’y avait même pas de Coupe du Monde ? Si cela est en train de prendre une telle ampleur, c’est par un malheureux concours de circonstances – qui ne sera certes pas sans conséquences dans le monde du rugby, notamment si l’idée de la RFU se concrétise…
En tout cas, je serais personnellement attristé de ne pas voir les clubs de rugby français participer à la Heineken Cup 2007-2008, et ce pour deux raisons :
- J’estime qu’une Coupe d’Europe (et une Coupe en général) reste toujours plus passionnante qu’un championnat, et je serai triste de voir qu’une équipe comme Clermont – qui est en train de se retrouver cette année, ne puisse pas confirmer ses exploits sur le plan international ;
- Si les droits de diffusion restent tels quels, je suis bon l’année prochaine pour me contenter de voir les matches de la Coupe du Monde, puis de suivre l’évolution du rugby le reste de l’année sur le journal…
Bref, j’espère égoïstement qu’une chaîne non payante puisse récupérer des droits sur la diffusion des matches de rugby (ou, tout au moins d’un droit à un résumé sérieux – pas comme l’actuel « Rencontres à XV » - très pauvres en images, même si ce n’est pas de leur faute), et que ces menaces de boycott ne sont que des menaces en l’air, ou en tout cas qu’elles porteront leurs fruits afin que l’on puisse avoir droit à de magnifiques matches de rugby à la télévision les années à venir.
29 décembre 2006
Michèle Alliot-Marie, éternelle gaulliste (ou chiraquienne ?)
Comme le faisait remarquer Nico il y a quelques jours, le troisième et dernier « forum » de l’UMP n’était pas sans rappeler une certaine année 1994… En effet, on a pu voir pratiquement tous les derniers remparts de fidèles à Jacques Chirac se rallier à Nicolas Sarkozy - tout comme l’avaient fait ses anciens « amis » (dont M. Sarkozy) envers Edouard Balladur. Hélas (pour eux), tous ces opportunistes qui ne se fiaient qu’aux sondages pour choisir leur champion se sont ensuite pris la fameuse claque que l’on sait, et ont presque tous été oubliés de la scène politique depuis…
Pourtant, l’UMP n’est pas le RPR - ce parti créé il y a environ trente ans par M. Chirac, qui s’en voyait du coup le candidat légitime pour les élections de 1995 ; l’UMP est un parti qui se veut rassembleur de toute la droite afin de pouvoir (entre autres) s’assurer une place au second tour (il faut dire que depuis 2002 et la montée du Front National, on a l’impression que le duel gauche-droite - ou en tout cas PS-UMP, va plutôt se jouer lors du premier tour)…
L’UMP a donc proposé un calendrier permettant de décider à qui le soutien (et j’insisterai bien sur ce mot) financier et logistique du parti sera accordé. Nicolas Sarkozy étant l’actuel président de ce parti fort de 327.000 adhérents, et ultra majoritaire qui plus est pour la candidature de 2007, le calendrier qui a été décidé ne pouvait que le renforcer dans sa position…
C’est donc dans ce contexte, se voyant minoritaire face au ministre de l’Intérieur après avoir demandé – et obtenu, des débats d’idées « montrant que notre famille politique est riche de sa diversité » (selon ses propres mots), que Michèle Alliot-Marie a décidé hier de ne pas entrer dans la compétition interne de l'UMP pour 2007, sans pour autant faire une croix sur sa candidature (indépendante cette fois) : « j'en ai très envie » a-t-elle annoncé jeudi, affirmant y réfléchir et lever le voile avant le 14 janvier prochain (date du congrès de l’UMP - qui devrait voir le sacre de Nicolas Sarkozy). Il va donc falloir attendre encore un peu avant de savoir s’il ne s’agit que d’un coup de pub pour pallier un peu à la médiocrité de ses interventions lors des forums de l’UMP et de ne pas apporter son soutien à Nicolas Sarkozy ; ou s’il s’agit d’une décision sérieuse de s’opposer à ce dernier (empêchant peut-être Jacques Chirac de le faire lui-même, lui évitant ainsi de se ridiculiser)…
Cependant, si Mme Alliot-Marie est superstitieuse au point de voir un nouveau mai 95 se produire, je pense qu’il est important de préciser que la situation est différente de celle d’il y a une dizaine d’années : si un grand parti comme le RPR pouvait se permettre à l’époque de proposer deux candidats sans compromettre ses chances d’être au second tour, ce n’est plus le cas aujourd’hui… Une candidature de M. Chirac - ou une appuyée par celui-ci, dans le seul but de ne pas voir son ennemi de toujours lui succéder à la présidence de la République, risque fort de voir l’UMP ne pas passer le premier tour des élections.
Navré, Mme Alliot-Marie, mais vous êtes ma cible du jour.
Non pas que je sois particulièrement pour le bipartisme – au contraire, je pense que la multiplicité des partis au premier tour permet à chacun de s’exprimer, et surtout aux Français de voter pour celui dont ils se sentent le plus proche sans entrer dans un rang prédéfini ; mais lorsque le dédoublement du candidat d’un même parti n’est basé que sur des différends de personnes, j’estime qu’il y a des limites à ne pas franchir, ne serait-ce que pour l’avenir de ce parti…
PS : Notez que mon but avec cette chronique n’est nullement d’apporter un quelconque soutien à qui que ce soit ; mais simplement de mettre en avant une attitude que je ne partage pas, et ce, d’où qu’elle vienne.
18 décembre 2006
Barthez : le divin chauve sort le canari de sa cage ?
L’actualité footballistique de la semaine est rythmée par le retour sur les terrains de notre divin chauve national.
En effet, ce dernier sort de sa « pseudo retraite », assorti d’un contrat de 18 mois minimum pour venir en aide à une piteuse équipe de Nantes.
Nantes actuel 19 ème du championnat de France avec 14 points attend avec impatience ce renfort de choix, qui cependant n’effectuera son premier match qu’après la trêve hivernale.
Barthez s’offre un nouveau challenge avec une grande responsabilité sur ses épaules : sauver Nantes de la relégation.
Mais est-ce que la seule aura de l’ancien meilleur gardien du monde de la fin des années 90, suffira t’elle à donner des ailes à un canari qui s’est pris quelques plombs dans ces dernières ? Rien n’en est moins sûr !
Il est pourtant fait avéré que quand toute une défense a confiance en son gardien, elle peut mieux gérer son rôle principal qui est de stopper les tentatives d’attaques adversaires, sans être constamment en train de se retourner pour vérifier que son dernier rempart est mal placé ou que sais-je…
Il est vrai également que lorsqu’un défenseur moyen est transcendé par l’aura d’un joueur (ancien champion du monde de surcroît), celui-ci devient alors un bon défenseur grâce à la confiance générée.
On peut penser que son influence, son expérience et son talent peuvent aider et redresser l’équipe nantaise.
Petite parenthèse personnelle : ce dernier n’a pas fermé les portes de l’équipe de France en signant son retour. Il serait hilarant que notre divin chauve donne des cheveux blancs à un Grégory Coupet, trop sûr de lui, en lui reprenant la place de gardien numéro 1.
Mais à ce niveau de jeu et surtout avec le colossal retard que Nantes à pris dans notre championnat (12 buts marqués pour 23 encaissés !!!!), Barthez peut-il suffire à lui tout seul à repousser les spectres d’une relégation que certains analystes annoncent certaines ?
D’autant plus dur pour un joueur de 35 ans qui a arrêté de jouer au niveau professionnel depuis 6 mois.
Il serait une erreur et un excès d’optimisme de penser que sa seule venue suffise à gommer toute la fracture psychologique que les joueurs nantais ont emmagasiné depuis cette moitié de parcours. Entre le changement d’entraîneur, la colère des supporters, la mauvaise gestion de l’équipe dirigeante il y a de quoi être assorti au maillot et attraper la jaunisse.
Je m’en remets donc à votre avis et à vos plumes pour savoir si son retour est synonyme de renaissance ou tous simplement de dernier espoir avant la relégation pour Nantes…
14 décembre 2006
Portrait de Sébastien Chabal
Comment appelé un rugbyman d’un mètre quatre-vingt onze et de cent six kilos ?
Monsieur ? Oui, certainement si on est en face de lui ; le taureau, le « shark » proposeront certains journalistes (Sébastien Chabal joue actuellement dans l’équipe des Sale Sharks) ; ou bien « cartouche », comme l’ont surnommé les joueurs du Top 14.
Il faut dire que lorsque ce joueur français de 29 ans se lance droit dans la défense adverse après un maul ou une mêlée ouverte, il fait gagner deux bons mètres à son équipe… Pas très stratégique me direz-vous ? Détrompez-vous, non seulement deux mètres peuvent être décisifs (d’autant plus si on les cumule avec les temps de jeu), mais pour arrêter une telle charge, les adversaires sont obligés de creuser les écarts sur le reste de la largeur du terrain.
De plus, lorsque Cartouche plaque, la violence du « tampon » fait souvent lâcher le ballon à son adversaire, augmentant ainsi les chances à l’équipe du malheureux de perdre le ballon.
Redoutable physiquement, donc ; mais pas seulement : véritable génie du jeu, il est le seul lors du match Sale Sharks – Stade Français dimanche dernier à avoir anticipé une passe, intercepté le ballon, et courir seul une bonne partie du terrain pour aller inscrire un essai. Et ce, malgré les crampes qui l’avaient déjà mis à terre quelques minutes plus tôt… Ce fut d’ailleurs sa dernière action du match : d’abord étiré sur le terrain, il sera bientôt emmené sur le côté. Il aura en tout cas permis à son équipe de revenir à moins d’un essai – même non transformé, du Stade Français (16-20) et d’éventuellement décrocher le point de bonus défensif (à défaut de pouvoir gagner le match).
On sait que ce ne sera pas le cas puisque – pour notre plus grand plaisir, Julien Saubade interceptera à son tour une passe et ira marquer un essai juste avant la fin du match.
Sébastien Chabal reste tout de même un excellent élément, et en accomplissant une magnifique prestation dimanche, il a voulu (et réussi à) se démarquer afin de se monter à la France. Il a déjà été sélectionné dans le XV de France, et en attendant de voir si Bernard Laporte le sélectionnera pour la prochaine coupe du Monde, vous pourrez toujours le voir jouer (sauf imprévu) lors du match retour de la coupe d’Europe ce week-end.
12 décembre 2006
Quand le destin ne veut pas…
Voilà une histoire qui serait bien capable de relancer à elle seule le débat « fausse joie ou triste réalité » : une trentaine d’habitants de Belgique ont vu apparaître les numéros qu’ils jouaient ensembles chaque semaine depuis environ un mois en résultat gagnant de la cagnotte Euromillions vendredi dernier… Sans pour autant avoir gagné !
En effet, la libraire - au moment de valider les numéros habituels, a pris sur elle – sans en avertir qui que ce soit, de les modifier par le choix de la machine…
Devant ce triste coup du sort, l’un des malheureux joueurs - M. D'Hoop, réclame un « geste de Noël » de la part de la Loterie : « Il n'y a pas eu d'autres gagnants au tirage de vendredi soir et cette somme de 27 millions d'euros devrait augmenter les gains de la semaine prochaine. Nous demandons une compensation morale, ne serait ce que d'un quarantième soit 25.000 euros pour chacun des joueurs dont les deux tiers sont chômeurs ou sans emploi pour l'instant […] Cette erreur humaine, nous ne savons pas si la Loterie en est responsable puisque c'est quelqu'un d'habilité à vendre ses billets qui en est malheureusement la cause […] Mais, ce n'est pas uniquement une question d'argent. Il y a des gens qui sont brisés. Or ce sont eux souvent qui font vivre les loteries » – sans commentaire…
Bien entendu, un bureau d'avocats l'a contacté et va se pencher sur les voies de recours.
On peut aisément imaginer la colère des trente joueurs, ainsi que la situation délicate dans laquelle s’est retrouvée la libraire. Cependant, sans vouloir prendre sa défense, je pense qu’il est important de signaler quelques circonstances non négligeables : la libraire faisait partie du groupe qui jouait chaque semaine les mêmes numéros, et elle s’est rendu compte, au moment de valider le bon, qu’il manquait trente euros pour pouvoir le faire…
Il est facile maintenant que l’on connaît les résultats de dire qu’elle aurait dû demander l’avis de ses collègues avant de changer les numéros, voire qu’elle aurait mieux fait de leur avancer à chacun l’argent manquant afin de se faire rembourser le lendemain ; mais je pense que nous n’aurions pas forcément dit la même chose si nous nous étions retrouvés dans sa situation vendredi au soir.
Reste tout de même à savoir si elle a réellement fait un vote par la machine, ou si elle se gardait la totalité de la mise dans la poche depuis des semaines qu’ils jouaient…
07 décembre 2006
L'affaire Gettliffe
Ce nom vous parle, vous dis quelque chose, c’est bien normal car depuis quelques jours cette affaire fait fureur à la télé comme à la radio : elle émeut, elle scandalise, elle surprend… Bref elle fait réagir. Cette histoire, c’est le combat d’une femme - Nathalie Gettliffe, prête à tout pour sauver ses enfants des griffes de leur père quitte à se mettre hors la loi.
Nathalie Gettliffe, Franco-canadienne de 35 ans et divorcée en 2000 d’un canadien (Scott Grant), demande le droit de garde de ses deux enfants Maximilien et Joséphine. Il est bon de préciser que le couple s’est dégradé à la suite de l’admission du mari au sein de l'Eglise internationale du Christ, légale au Canada mais considérée comme un mouvement sectaire par un rapport parlementaire français.
La jeune française décide donc en 2001 de « kidnapper » ses propres enfants et de les amener en France où ils vont pouvoir poursuivre leur vie. Dès lors Nathalie reconstruit une famille stable avec Francis Gruzelle, avec qui elle a deux enfants supplémentaires (dont le dernier durant sa détention). Mais tout bascule le 11 avril 2006, lorsque la jeune femme, universitaire spécialiste de linguistique, retourne au Canada, où elle devait soutenir sa thèse à l'université de Colombie britannique. Elle est arrêtée immédiatement et mise en prison à Vancouver.
En juillet, ses deux enfants, Maximilien et Joséphine, sont remis à leur père par la police française. Ils vivent désormais avec lui au Canada, en attendant que la justice statue une nouvelle fois sur les droits de garde.
En ce qui concerne le rapt de ses propres enfants, la Française Nathalie Gettliffe a été condamnée lundi par une juge de Colombie-Britannique à 16 mois de prison et à trois ans de mise à l'épreuve. Aujourd’hui, il lui reste à purger une peine de six mois pour l'enlèvement des deux enfants de son mariage avec Scott Grant.
Je tiens surtout à pointer du doigt le gouvernement français dans cette affaire, celui-là même qui se veut être le leader en ce qui concerne le droit et la protection des enfants. Il n’a pas eu l’once d’un doute à remettre deux enfants entre les mains d’un père appartenant à une secte. Je ne doute pas de l’amour que peut avoir ce père envers ses enfants, mais appartenir à une secte n’est pas anodin, cela entraîne généralement un isolement et peut aller jusqu’au suicide collectif comme nous avons connu en France il y a quelques années en arrière. Ce n’est pas un environnement sain pour des enfants. Pour ma part, j’aurais agit de la même manière que Nathalie pour le bien de mes enfants.
Je laisse libre cours à vos réactions, comment auriez-vous réagit, seriez-vous plutôt du côté du père ou de la mère ?
04 décembre 2006
La moustache
Avertissement : Je vais parler ici librement du
film d’Emmanuel Carrère - « La moustache » ;
aussi, je vous conseille fortement si vous n’avez pas encore vu ce film – ou
tout du moins si vous avez l’intention de le voir, de ne pas aller plus loin
dans cette chronique.
Je tenais à faire cet avertissement car - personnellement,
je déteste connaître trop de détails sur un film que j’ai l’intention d’aller
voir.
Un jour que j’allais au cinéma, je vois la bande annonce de
ce film, « La moustache », qui raconte l’histoire d’un gars qui se
rase la moustache, mais dont l’entourage ne remarque rien… Cela m’a paru au
premier abord être un bon vieux navet à la française, marrant les vingt
premières minutes, puis désolant jusqu’à l’ennui le reste du temps ; mais
la bande annonce se terminait d’une manière plutôt curieuse : la femme du
personnage central lui crie qu’il n’a jamais porté de moustache… De comique, ce
film passait donc à psychodrame, et je dois dire que cela a suffi pour me
convaincre de le regarder.
Le film ne m’a pas déçu, les rebondissements sont assez
nombreux, et l’on croit à tour de rôle que c’est le héros puis sa femme (voire
les deux ?) qui sont complètement fous ; mais quelque chose m’a tout
de même gêné : je n’ai rien compris à la fin…
A partir du moment où le personnage principal part de chez
lui en avion pour une destination en Asie que j’ai oubliée, la succession de
scènes est incompréhensible (en tout cas pour moi), et je n’ai du coup pas pu
saisir toutes les subtilités de ce film.
Toute opinion susceptible de m’éclairer sera la
bienvenue : Avez-vous vu ce film ? Q’en avez-vous pensé ? Et
surtout, qu’avez-vous compris ?
30 novembre 2006
L'hooliganisme
Voici un fléau qui touche les sports les plus populaires. Attardons-nous sur le plus représentatif en France : le football.
Le football est le sport le plus populaire en France et de part le fait le plus rentable.
Il en devient alors surmédiatiser au détriment d'autres sports qui mériteraient moins de désintérêt voir même moins de mépris d'un large public.
Cette surenchère de mise en valeur entraîne des conséquences multiples dont une particulièrement assujettie à ce sport : l'hooliganisme.
Ce terme est apparu à la fin du 19ème siècle en Angleterre (1898) et permettait de désigner les voyous londoniens. Donc au départ rien à voir avec le monde du football. Puis ces "voyous" se sont associer aux rencontres footballistiques et de nos jours l'hooliganisme sert à caractériser un public dit à risque.
Plusieurs déclinaisons de ce phénomène ont eu lieu au cours du siècle dernier. Au départ les hooligans étaient issus de la masse populaire et provoquaient des bagarres dans les stades par contestation sociale. En effet les ouvriers étaient assis aux plus mauvaises places et loin du spectacle.
Plus tard l'hooliganisme a muté et s 'est transformé en "guerres de tribunes", que l'enjeu soit national ou local. A partir de ce moment précis est né une quête identitaire utilisant la propagande comme arme de prédilection.
L'enjeu dépasse alors le domaine du simple jeu que reste le football. Le supporter devient alors militant et ne vient plus au match pour les mêmes raisons. Il ne se contente plus de supporter son club ou son pays ou même d'admirer la beauté d'une belle rencontre mais bel et bien d 'organiser la bataille des tribunes à coups d'insultes et de provocations en tout genre. Bilan des courses des centaines de morts au cours du siècle dernier dont un exemple écœurant le drame du Heysel en 1985 lors de la finale de coupe d 'Europe entre Liverpool et la Juventus de Turin où 39 personnes ont trouvé la mort écrasées contre un grillage.
La politique (notamment l'extrême droite) se sert désormais de l'hooliganisme pour véhiculer son idéologie et son endoctrinement. On voit naître dans nos tribunes des no man's land identitaires et xénophobes comme le kop des Boulogne's Boys, supporters du PSG. Ce dernier tristement célèbre pour plusieurs actes violents dont le dernier date d'une semaine et qui a vu la mort de l’un des leurs suite à des actes xénophobes et surtout lâches comme ils sont coutumiers du fait.
L'hooliganisme est aujourd'hui la gangrène du football (et ce même s’il est minoritaire en France) ainsi que d'autres phénomènes (comme la surmédiatisation - autre débat qu'a relaté Bastogi dans un de ses articles et que je rejoins tout à fait...). Mais ce fléau n'est-il pas devenu le moyen, la pierre angulaire de véhiculer une certaine idéologie ou un "certain terrorisme local" par l'intermédiaire du football ? Qu'en pensez-vous ?
28 novembre 2006
Coupe du Monde… des clubs !
Après avoir eu des débuts pas très prometteurs dans le monde du football, voici que le championnat du monde des clubs refait surface, dans le rugby cette fois.
L’idée - proposée par le président de la Ligue Nationale de Rugby, a récemment été soutenue par Bernard Laporte. En effet, l’entraîneur du Quinze de France estime qu’ « il faudrait faire en sorte qu’ils [les joueurs du Top 14] affrontent les équipes du Sud, car c’est là que se trouvent les meilleurs. ».
M. Laporte pense donc que des rencontres plus régulières entre les Français et les joueurs des autres pays pourraient amener son équipe à mieux rivaliser contre elles. Il faut dire que les récents résultats de la France face à la Nouvelle-Zélande - sévèrement critiqués par les journalistes sportifs français (peut-être un peu trop sévèrement comparé aux deux dernières prestations du Quinze à mon avis ; mais sûrement nécessaire s’il veut rester compétitif durant la coupe du monde 2007), ont amené l’entraîneur à se poser quelques questions…
Je dois dire que je trouve que l’idée en soi n’est pas mauvaise, mais rajouter une compétition, n’est-ce pas trop ? L’entraîneur de Toulouse se plaint déjà du mauvais calendrier, qu’en serait-il s’il y avait une compétition supplémentaire ?
Faire jouer les joueurs afin de mieux les entraîner, oui ; mais à trop vouloir proposer de compétitions différentes aux spectateurs, le rugby ne risque-t-il pas de tomber dans l’ultra commercial qui a déjà causé (pour certains puristes) la mort du football ?
14 novembre 2006
L’anonymat des parrainages
Persuadé (sans doute à juste titre) que la multiplicité des partis de
sa gauche présents aux élections de 2002 était en partie responsable de
son échec, le Parti Socialiste a fait passé à ses élus la consigne de
ne donner leur signature qu’au candidat socialiste pour l’élection
présidentielle de 2007.
Craignant quant à sa présence au second tour en cas de division entre
deux candidats au sein même de son parti (ce qui devient de jour en
jour de plus en plus inévitable) face à la montée de l’extrême droite,
l’UMP en a récemment fait de même…
Inutile de dire que ces décisions n’ont guère emballé les extrêmes :
alors que José Bové se contentait d’annoncer au PS que cette méthode
n’était pas sa conception de la démocratie, Jean-Marie Le Pen a tout
simplement demandé à ce que le parrainage ne soit plus rendu public –
espérant ainsi récupérer de précieuses signatures.
Que pensez-vous des décisions de nos deux principaux partis politiques
?
Seriez-vous plutôt pour ou contre l’anonymat des parrainages ?
Personnellement, je serai plutôt pour. En effet, j’estime que mêmes les
plus petits partis ont le droit de se présenter aux élections
présidentielles, non seulement parce que sinon – à force, nous en
arriverions à un bipartisme à l’Américaine ; mais en plus parce que
j’estime que chacun a ses idées propres qui peuvent faire avancer le
pays. A titre d’exemple - même si je suis conscient que ce n’est
peut-être pas le meilleur que l’on puisse prendre, on peut facilement
remarquer comment le score de l’extrême droite aux précédentes
élections a pu influencer les idées de certaines personnalités
politiques - de droite essentiellement, mais aussi de gauche…
De plus, j’estime que si le vote au moment des élections est anonyme,
il n’y a aucune raison que le parrainage des candidats ne se déroule
pas de la même façon. Sinon, c’est une façon de contraindre (en tout
cas de faire pression pour) un élu à donner sa signature au candidat du
parti auquel il appartient, et donc plus tard à voter pour ce même
candidat (dans le cas où, du coup, il n’y en aurait pas d’autres)…